La stratégie thérapeutique dans l’ostéoporose postménopausique repose sur l’identification des femmes pour lesquelles le risque fracturaire est suffisamment élevé pour justifier un traitement médicamenteux. Deux éléments doivent être recherché en priorité : les antécédents fracturaires et le risque élevé de chutes, avant les autres facteurs de risques.
L’antécédent fracturaire est le principal facteur de risque de fracture, et le plus simple à retrouver à l’interrogatoire. En pratique, on tient compte seulement des fractures survenues après l’âge de 45 ans ou après la ménopause, et seulement des fractures non traumatiques, c’est-à-dire celles survenant pour un traumatisme inférieur ou égal à celui correspondant à une chute de sa hauteur en marchant.
Certaines fractures sont dites sévères en raison de leur lien avec un excès de mortalité. C’est le cas des fractures de l’extrémité supérieure du fémur, des vertèbres, de l’extrémité supérieure de l’humérus, et du bassin. Les conséquences sur la mortalité des fractures vertébrales chez les sujets âgés sont comparables à celles de fractures de l’extrémité supérieure du fémur. En conséquence la perte de taille est un élément clinique important.
La sévérité de l’ostéoporose est définie non seulement par la sévérité de certaines fractures, mais aussi par le risque de décompensation de la maladie sous-jacente par la survenue d’une fracture.
Le lien entre fracture prévalente et la fracture incidente varie dans le temps : plus l’événement fracturaire est récent, plus le risque de récidive est grand. Ainsi le risque de fracture de l’extrémité supérieure du fémur est multiplié par 6 dans l’année suivant la survenue de la fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus, et le lien n’est plus statistiquement significatif au-delà. Il existe donc une opportunité thérapeutique, car le bénéfice des traitements est d’autant plus grand que le risque fracturaire est élevé.
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D.Galibert
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