Plus de 250 scientifiques, nutritionnistes et chercheurs viennent de se réunir pour la 12e conférence de la Federation of European Nutrition Societies à Berlin.
Dans ce cadre, un symposium organisé par le Cerin a été l’occasion de présenter les dernières données scientifiques sur les acides gras saturés des produits laitiers et la santé et le retour en grâce du gras. Au cours de ces 30 dernières années, la plupart des recommandations nutritionnelles se sont focalisées sur les apports en lipides et acides gras saturés dans l’objectif de diminuer l’incidence et la mortalité cardio-vasculaires. En pratique, cette approche a conduit à préconiser la diminution de consommation d’aliments sources d’acides gras saturés tels que les œufs, les viandes et charcuteries ainsi que les produits laitiers. Mais la science évolue.
Depuis une dizaine d’années les études contredisent ce dogme et s’accumulent, et un certain nombre d’experts remettent en question l’intérêt de ces stratégies de prévention. A tel point que l’année dernière, le magazine Time titrait « Mangez du beurre. Les scientifiques ont désigné le gras comme l’ennemi, pourquoi ils se sont trompés » Que l’OMS jugeait bon de mandater un groupe d’experts pour faire le point sur « saturés et risque cardio-vasculaire », dont les conclusions viennent d’être publiées. Et qu’une nouvelle étude française menée par le Pr J. Ferrieres du CHU de Toulouse concluait que « les acides gras saturés ne devraient pas être systématiquement associés à un risque cardio-vasculaire élevé, mais considérés comme faisant partie d’un régime alimentaire équilibré ».
Plus d’infos sur www.cerin.org
D.Galibert
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