Lors du Congrès mondial consacré à l’ostéoporose et aux maladies osseuses, le Professeur Jean-Yves Reginster, Président de l’ESCEO*, a dressé un état des lieux de la science sur les relations entre produits laitiers et santé osseuses, tout en revenant sur un certain nombre d’allégations, pour en déterminer la part du vrai et du faux.
L’ostéoporose et ses conséquences, notamment les fractures, pose un véritable problème de santé publique, qui justifie des mesures de prévention, parmi lesquelles la prévention nutritionnelle. Du côté des enfants, les effets favorables du lait et des produits laitiers sont largement démontrés et consensuellement admis au niveau de la croissance. Chez l’adulte aussi, les essais d’intervention montrent que les produits laitiers ont un effet positif sur la masse osseuse mesurée par ostéodensitométrie : ils freinent la perte osseuse observée avec l’âge, en inhibant la résorption osseuse comme le prouvent les marqueurs sanguins. Il est démontré que des apports calciques adéquats ont un effet favorable sur le risque de fracture. En France, comme ailleurs, les stratégies de prévention et de prise en charge de l’ostéoporose émises par les sociétés savantes (Société Française de Rhumatologie, Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses), précisent que les apports calciques optimaux sont de 1200 mg/j après 55 ans chez les femmes et 65 ans chez les hommes, et conseillent de privilégier les apports alimentaires.
Selon une étude américaine, la consommation quotidienne de 3 à 4 produits laitiers réduirait de 20 % les coûts de santé publiques dus à l’ostéoporose.
* European Society for Clinical and Economical Apects of Osteoporosis and Osteoarthritis.
D.Galibert
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